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Le Coaching ou l’Art de la Transformation

1 fév, 2018
Echo in Coach
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La transformation est le passage d’un état à un autre, d’une forme à une autre. Elle est donc le renouvellement du même qui devient autre.

La transformation est l’essence même du vivant : elle accompagne le cycle de la naissance, de la croissance puis de la mort, pour à nouveau renaitre et devenir autre tout en étant le même.

Le coaching est l’Art de la transformation et donc du vivant : il permet la naissance, le déploiement de nouvelles croyances et représentations en laissant se déposer les plus archaïques. Dit autrement, il permet à la personne d’être elle-même tout en devenant autre.

Coacher ou se faire coacher c’est donc prendre ou reprendre contact avec l’énergie du vivant, avec le cycle du renouvellement.

Et chaque cycle de renouvellement ouvre à davantage de conscience, laissant entrer la lumière nécessaire à la croissance de chaque plante. Ainsi, plus la personne va se transformer et donc devenir autre et plus elle va s’approcher de son véritable Soi.

L’autre visage de la vie étant la mort, le renouvellement confronte également à la perte, à la peur et à l’inconnu, et le coaching est là pour accompagner le chemin.

D’où ce mélange de protagonistes indissociables dans le processus du coaching : le désir mêlé à un sentiment d’inconfort, l’envie à une forme de résistance. Le Coach tel un chimiste devient alors révélateur : il permet à la personne de doser et d’utiliser avec subtilité les forces de résistances et les forces de renouvellement pour que la magie de la transformation s’opère.

 

 

 

Etre attentif à soi, prêter attention aux autres Ou la performance attentive

8 jan, 2015
Elodie RACT-MADOUX
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Désormais l’Homme est capable d’envoyer des engins spatiaux à plus de 500 millions de kilomètres de la Terre et d’en recevoir des signaux d’information en 30 minutes. Cet exploit scientifique et technologique que nous venons de célébrer est le témoignage d’un bouleversement spatiotemporel qui bouscule nos vies par des limites repoussées et une transmission d’information accélérée.

En miroir de cette conquête spatiale, la conquête économique planétaire affiche les mêmes ambitions : dépasser les frontières en devenant global tout en diminuant le paramètre du temps. En résumé aller plus loin et faire plus vite.

Alors que ce record souligne le succès du développement technologique que l’homme est capable d’inventer, elle n’en est pas moins un échec lorsqu’il en est lui-même l’objet. Car l’homme de par sa condition a des limites physiologiques:il ne peut courir à la vitesse d’un sprint durant un marathon.

Or aujourd’hui nombre de dirigeants demandent à leurs équipes de courir plus vite plus loin sans temps de préparation ni de récupération, conditions sine qua non de performance.
La conséquence de ce mode managérial est une mise en tension continue qui, sans moment d’a-tension, peut conduire au court circuit.

Adopter une attitude attentive est pour le manager un moyen de réintégrer des temps de préparation et de récupération au sein de son équipe. C’est ouvrir un espace temps où présence, concentration, écoute et reconnaissance sont les enjeux du moment.
En s’observant faire et dire, en repérant nos émotions et leur transcription dans le corps, en détectant les facteurs qui nous nourrissent ou nous affaiblissent, nous pouvons appliquer avec justesse et discernement nos comportements et ainsi donner le meilleur de nous-mêmes.

En conclusion, si la notion du «plus loin plus vite » caractérise la performance scientifique et technologique, il est fondamental d’inverser cette logique lorsque nous parlons de performance humaine. C’est en étant au plus près de soi et de l’autre dans un moment de présence à soi et à l’autre que l’on s’inscrit dans une performance individuelle et collective.

Quand notre ombre nous éclaire

20 sept, 2014
Echo in Coach
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Aujourd’hui plus que jamais l’Homme est immergé dans un univers virtuel où l’image associée aux mots est arrangée et sublimée, pour offrir une sorte de monde idéal atteignable à la seule condition d’en accepter le culte de la perfection.

L’individu à la fois créateur et créature de ce monde irréel, s’affaire à partager des Selfies* où le défaut est corrigé, la luminosité éclatante, le cadrage parfait. Pris dans son propre système il ne peut plus s’autoriser à dévoiler la moindre faille.

L’Entreprise est tout aussi impliquée dans ce processus : communiquer sur la performance de ses résultats n’est plus suffisant. Pour capter l’attention du monde, elle se doit de créer une image attractive. Et pour susciter le rêve elle va porter « le masque de la perfection », masque qui va se décliner sur nombre de visages.

Cela va se traduire par des managers qui ne vont oser présenter que la partie d’eux-mêmes qui parle de succès, réussite, assurance, ambition ; l’autre partie, celle qui touche au doute, à l’échec, à la fragilité et à la peur restant dans l’ombre.

Il y a plusieurs conséquences dommageables à ce processus de séparation : au niveau psychique une grande dépense énergétique pour maintenir ce mécanisme de résistance, au niveau émotionnel une coupure avec ses émotions profondes dont le résultat est une relation à soi et aux autres artificielle. Enfin, au niveau du corps et de la mise en mouvement, des actions contrôlées qui retiennent le développement de l’intuition et de la prise de risque.

Notre monde est un monde de dualités, de polarités dans lequel un aspect n’existe que parce que l’autre lui permet d’exister. La lumière existe par ce que l’ombre existe, le courage existe parce que la peur existe. C’est en accueillant toutes ses parties sans jugement, en les réconciliant et en les transformant, que le manager va enrichir sa personnalité et déployer son envergure. Et naturellement il aura le désir de transmettre au sein de son équipe une dynamique d’ouverture, de curiosité et d’authenticité facteurs clés de performance collective.

Se connecter à soi : un fondamental professionnel

20 sept, 2014
Echo in Coach
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A l’heure où l’on parle de e-G8 et de l’arrivée certaine d’un Web 3.0, la révolution planétaire a déjà commencé en terme d’information et de communication, d’échanges économiques, d’influence politique et sociale. Cette toile d’araignée mondiale plus connue sous le nom de World Wide Web est manifestement le plus grand paradoxe de notre siècle.

Ce fabuleux monde de connexions, de réseaux, de liens virtuels nous renvoient paradoxalement à notre propre condition humaine dont l’essence même est notre finitude, notre besoin d’identité pour se positionner en tant que Sujet unique, et notre besoin de relation et de communication authentiques, propres de l’homme sociétal. Nous appartenons à ce vaste monde et en même temps nous avons un besoin urgent de préserver notre singularité.

A l’échelle de l’Entreprise, nous retrouvons ce même paradoxe : nous évoluons au sein de multinationales, de conglomérats économiques équipés des meilleures technologies d’information et de communication, en même temps nous sommes confrontés au nombre grandissant des risques psychosociaux dont les facteurs les plus souvent cités sont un manque de visibilité, de reconnaissance et de transparence.

Alors comment vivre en cohérence ce paradoxe ? L’idée est la suivante : plus nous nous connectons à notre intériorité et plus nous sommes en mesure de nous connecter à l’ensemble du monde. Dit autrement, c’est en ayant conscience de ce qui est vivant et unique en nous, de ce qui nous anime et répond à nos besoins vitaux que nous pouvons explorer d’autres mondes. Au quotidien cela se traduit par des questions simples : dans quelle énergie je me trouve ici maintenant ? Quelles ont été les premières émotions qui m’ont traversées en me levant ? Comment j’accueille cette journée ? En prenant conscience de notre cartographie interne, nous sommes en mesure de connaitre les territoires que nous souhaitons partager avec le reste du monde et explorer dans ce même monde les territoires inconnus qui pourraient enrichir notre cartographie.

En résumé, Plus l’homme restera branché sur sa prise de terre plus sa connexion aux réseaux virtuels sera optimale et pourra, à son tour, alimenter son circuit interne. C’est en ce sens que l’homme devient acteur de son développement et transforme ce paradoxe en un système écologique pour lui.