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Quand notre ombre nous éclaire

20 sept, 2014
Echo in Coach
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Aujourd’hui plus que jamais l’Homme est immergé dans un univers virtuel où l’image associée aux mots est arrangée et sublimée, pour offrir une sorte de monde idéal atteignable à la seule condition d’en accepter le culte de la perfection.

L’individu à la fois créateur et créature de ce monde irréel, s’affaire à partager des Selfies* où le défaut est corrigé, la luminosité éclatante, le cadrage parfait. Pris dans son propre système il ne peut plus s’autoriser à dévoiler la moindre faille.

L’Entreprise est tout aussi impliquée dans ce processus : communiquer sur la performance de ses résultats n’est plus suffisant. Pour capter l’attention du monde, elle se doit de créer une image attractive. Et pour susciter le rêve elle va porter « le masque de la perfection », masque qui va se décliner sur nombre de visages.

Cela va se traduire par des managers qui ne vont oser présenter que la partie d’eux-mêmes qui parle de succès, réussite, assurance, ambition ; l’autre partie, celle qui touche au doute, à l’échec, à la fragilité et à la peur restant dans l’ombre.

Il y a plusieurs conséquences dommageables à ce processus de séparation : au niveau psychique une grande dépense énergétique pour maintenir ce mécanisme de résistance, au niveau émotionnel une coupure avec ses émotions profondes dont le résultat est une relation à soi et aux autres artificielle. Enfin, au niveau du corps et de la mise en mouvement, des actions contrôlées qui retiennent le développement de l’intuition et de la prise de risque.

Notre monde est un monde de dualités, de polarités dans lequel un aspect n’existe que parce que l’autre lui permet d’exister. La lumière existe par ce que l’ombre existe, le courage existe parce que la peur existe. C’est en accueillant toutes ses parties sans jugement, en les réconciliant et en les transformant, que le manager va enrichir sa personnalité et déployer son envergure. Et naturellement il aura le désir de transmettre au sein de son équipe une dynamique d’ouverture, de curiosité et d’authenticité facteurs clés de performance collective.

Se connecter à soi : un fondamental professionnel

20 sept, 2014
Echo in Coach
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A l’heure où l’on parle de e-G8 et de l’arrivée certaine d’un Web 3.0, la révolution planétaire a déjà commencé en terme d’information et de communication, d’échanges économiques, d’influence politique et sociale. Cette toile d’araignée mondiale plus connue sous le nom de World Wide Web est manifestement le plus grand paradoxe de notre siècle.

Ce fabuleux monde de connexions, de réseaux, de liens virtuels nous renvoient paradoxalement à notre propre condition humaine dont l’essence même est notre finitude, notre besoin d’identité pour se positionner en tant que Sujet unique, et notre besoin de relation et de communication authentiques, propres de l’homme sociétal. Nous appartenons à ce vaste monde et en même temps nous avons un besoin urgent de préserver notre singularité.

A l’échelle de l’Entreprise, nous retrouvons ce même paradoxe : nous évoluons au sein de multinationales, de conglomérats économiques équipés des meilleures technologies d’information et de communication, en même temps nous sommes confrontés au nombre grandissant des risques psychosociaux dont les facteurs les plus souvent cités sont un manque de visibilité, de reconnaissance et de transparence.

Alors comment vivre en cohérence ce paradoxe ? L’idée est la suivante : plus nous nous connectons à notre intériorité et plus nous sommes en mesure de nous connecter à l’ensemble du monde. Dit autrement, c’est en ayant conscience de ce qui est vivant et unique en nous, de ce qui nous anime et répond à nos besoins vitaux que nous pouvons explorer d’autres mondes. Au quotidien cela se traduit par des questions simples : dans quelle énergie je me trouve ici maintenant ? Quelles ont été les premières émotions qui m’ont traversées en me levant ? Comment j’accueille cette journée ? En prenant conscience de notre cartographie interne, nous sommes en mesure de connaitre les territoires que nous souhaitons partager avec le reste du monde et explorer dans ce même monde les territoires inconnus qui pourraient enrichir notre cartographie.

En résumé, Plus l’homme restera branché sur sa prise de terre plus sa connexion aux réseaux virtuels sera optimale et pourra, à son tour, alimenter son circuit interne. C’est en ce sens que l’homme devient acteur de son développement et transforme ce paradoxe en un système écologique pour lui.